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Alimentation de l’enfant chacun ses gouts !
En fait, 95% du gout des aliments nous parvient par les voies nasales et seulement 5% par les bourgeons gustatifs (c'est d'ailleurs pour cela que les aliments semblent n'avoir aucun gout lorsque nous sommes enrhumés). Le gout est aussi influencé par des informations visuelles (présentation des plats, variété des couleurs) et me me auditives (préparation des repas) ... Ainsi, par extension, le mot gout renvoie à l'ensemble des préférences et des aversions alimentaires d'un individu.
LA GUSTATION PRENATALE
Il semble que dès le quatrieme mois de la vie intra-uté-rine, le systeme gustatif soit déja fonctionnel on sait que le foetus apprécie les saveurs sucrées : lorsqu'on injecte des substances sucrées dans le liquide amniotique ou il baigne, on constate que la fréquence des mouvements de déglutition du foetus augmente et qu'au contraire elle diminue en cas d'introduction de substances ameres, il existe done une préférence, génétiquement programmée, pour le gout sucré.
Le développement du gout : les années passent et l'alimentation change ! Le nouveau-né présente aussi cette attirance pour le gout sucré et un rejet de l'amertume ces réactions sont innées puisqu'elles existent chez tous les bébés du monde. Toutefois, le gout est par la suite profondément modifié par l'environnement familial et social ainsi les gouts et les dégouts de l'enfant varient avec le temps et évoluent au cours de son processus de développement et de socialisation ils changent meme encore a l'age adulte, alors, ne vous découragez pas et tenez bon !
LES GOUTS ET LES DÉGOUTS ONT UNE ORIGINE CULTURELLE
Les gouts et les dégouts n'ont pas seulement une origine individuelle liée a l'histoire de chacun, mais aussi une origine culturelle par exemple, les épices qui ont un gout fort sont totalement exclues de l’alimentation de nos bambins alors qu’elles sont "culturellement" indispensables dans certains types de cuisines, dès la petite enfance.
Comment éveiller le gout de votre enfant?
Jusqu'a 3-4 mois, le tube digestif du nouveau-né ne peut digérer que le lait maternel ou infantile, a partir de 4 mois, outre le lait qui doit rester la base de l'alimentation de votre enfant il est possible d'introduire progressivement une ou deux cuilleres de purée de carottes, de courgettes ou de jus de fruits frais dans son biberon afin d'éveiller ses papilles gustatives.
Avant tout éducative, cette période est celle de la découverte des aliments et des gouts nouveaux, des couleurs et des saveurs variées vous augmenterez ensuite progressivement les doses et varierez ainsi les sensations gustatives.
LA SENSIBILITE AU GOUT
D’un enfant à l’autre, il existe une grande variabilité dans la capacité a distinguer les différentes saveurs certains enfants sont plus sensibles au gout que d'autres, ce qui induit des préférences et des attitudes tres différentes vis-a-vis de la nourriture, effectivement, la réactivité plus ou moins forte au gout des aliments qui sont proposés module le comportement alimentaire de l'enfant qui peut alors etre plus ou moins sélectif, plus ou moins difficile voire exigeant.
IL REFUSE DE MANGER ?
Entre 2 et 7 ans, les enfants passent par une phase de rejet alimentaire : il refuse tel ou tel plat, il grimace avant meme d'avoir gouté ou recrache dès qu'il est mécontent, il trie le contenu de son assiette, il rejette les aliments qu'il ne connait pas ou qui ont une drole de couleur ou une forme bizarre c'est ce que l'on appelle une période de néophobie alimentaire pas de panique ! ces refus reposent sur la crainte de la nouveauté qui est ressentie comme un danger.
QUELLE ATTITUDE ADOPTER ?
Patience ! Ce comportement est tout a fait normal et a tendance a disparaitre avec l'age puisque l'enfant s'habitue progressivement aux saveurs le seul remede est donc la familiarisation il s'agit de lui présenter un meme aliment de façon répétée dans le temps. Vous lui proposez un aliment une fois, il n'aime pas le gout l'a surpris et lui a été désagréable. Et bien tant pis vous recommencerez un autre jour sa réaction sera peut etre a nouveau le refus mais, une autre fois encore, votre enfant reconnaitra une saveur, une odeur déja rencontrées et acceptera alors d'avaler non plus en grimaçant mais en souriant manger doit effectivement toujours etre un plaisir.
QUELQUES CONSEILS
- • Ne forcez jamais votre enfant a finir son assiette. s'il refuse de manger, ne dramatisez pas ! Proposez•lui autre chose ou passez a la suite.
- • En cas de refus d'un aliment, réintroduisez•le plus tard sous la meme forme ou éventuellement sous une forme différente vous pouvez également le mélanger a un aliment qu'il apprécie particulierement par exemple, s'il a refusé une purée de carottes, la prochaine fois, ajoutez quelques morceaux de carottes cuites dans un plat de pates.
- • Réintroduisez un aliment rejeté une ou deux semaines plus tard si vous lui resservez le soir le chou-fleur qu'il a refusé le midi, vous risquez de le braquer définitivement.
- • Mangez en famille, dans une ambiance conviviale le repas doit etre source de plaisirs et d'échanges.
- • N'utilisez jamais un aliment comme moyen de pression : si tu manges tes épinards, tu auras un dessert".
- • Acceptez l'idée que votre enfant puisse avoir des gouts et des dégouts différents des votres.
POUR CONCLURE
La regle principale consiste a respecter les rythmes et les gouts de votre enfant S'il refuse un aliment nouveau, ne l’'obligez pas a en manger a tout prix par contre, n'hésitez pas a le lui proposer a nouveau ultérieurement mais, s'il refuse systématiquement cet aliment, acceptez l'idée que votre enfant a le droit d'avoir des gouts ou des dégouts, d'aimer ou de ne pas aimer.
